
Frédéric Lefebvre, l'art de dépasser les limites !
Frédéric Lefebvre est un personnage hors norme, dans le sens où sa faculté à produire des discours tous plus incroyables les uns que les autres ne semble jamais se tarir. D’ailleurs, la science cherche toujours une explication cartésienne à  sa formidable prédisposition à dépasser les limites… ainsi que ses limites. Mais… en a t-il vraiment ?
Frédéric Lefebvre est aux nouvelles technologies, et particulièrement à Internet, ce qu’un sumotori est à la danse classique : c’est du lourd, du pesant, du heavy, du “qui tâche”… du “qui ne fait pas dans la dentelle”…
Un bon résumé de la faculté de  Frédéric Lefebvre à produire de la bêtise est condensé dans l’extrait de ce discours qu’il a prononcé à l’Assemblée Nationale le 15 décembre 2008 dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel public :
Je cite :
« Je tiens beaucoup à cet amendement parce que le monde vient de vivre la plus grave crise qu’il ait connue depuis 1929, et qu’une seule réponse s’est imposée – réclamée sur tous les bancs – : la régulation. Il aura fallu attendre que des établissements financiers soient en faillite, que la croissance soit au point mort, que des pays soient au bord du gouffre, pour que le monde se réveille et accepte enfin de construire un système régulé au plan international. Faudra-t-il attendre qu’il y ait des dégâts irréparables pour que le monde se décide à réguler Internet ?
L’absence de régulation financière a provoqué des faillites. L’absence de régulation du Net provoque chaque jour des victimes ! Combien faudra-t-il de jeunes filles violées pour que les autorités réagissent ? Combien faudra-t-il de morts suite à l’absorption de faux médicaments ? Combien faudra-t-il d’adolescents manipulés ? Combien faudra-t-il de bombes artisanales explosant aux quatre coins du monde ? Combien faudra-t-il de créateurs ruinés par le pillage de leurs œuvres ?
Il est temps, mes chers collègues, que se réunisse un G20 du Net qui décide de réguler ce mode de communication moderne envahi par toutes les mafias du monde.
[...]
On va me répondre que je ne comprends rien à Internet, que je dépeins le retour de Big Brother, une atteinte à la liberté, que ma proposition n’est pas applicable, qu’elle pousserait les sites à s’installer à l’étranger, etc. En fait, je connais sans doute plus que d’autres le monde d’Internet pour des tas de raisons. (Murmures sur les bancs du groupe SRC.)
[...]
Il y a plus de dix ans, j’ai passé quelques bouts de nuits à ses côtés dans certaines caves du 18e arrondissement – peut-être y étiez-vous aussi, monsieur Bloche ? – pour mettre en route des serveurs. Je connais donc parfaitement Internet. Lorsque ce mode de communication ne concernait que quelques milliers d’individus, ceux qui ne sont mus que par l’appât du gain en restaient éloignés. Maintenant que des millions de Français l’utilisent régulièrement, les enjeux économiques sont devenus considérables, et Internet reste l’un des lieux du monde où règne le capitalisme sauvage, le libéralisme sauvage. »
Je ne commente pas le discours car je pense que chaque lecteur peut aisément en analyser les grandes lignes. Il faut dire que c’est tellement grossier que les lignes deviennent aisément des poutres…
Frédéric Lefebvre me fait irrémédiablement penser au film “Les Tontons Flingueurs”, ou plus particulièrement aux formidables dialogues de Michel Audiard qui y sont présents.
Ainsi, pourrais-je m’étonner :
C’est curieux chez Frédéric Lefebvre ce besoin de faire des phrases !
Mais finalement, je préfère m’en tenir à la réplique la plus connue :
Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait !”

