juin 11
hadopi-rip

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RIP ???

Peut-être pas tant que cela en fait … compte tenu du jusqu’au-boutisme à tendance mensongère de notre célèbre équipe d’autistes … 

 

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avr 29

Petite déclaration, ce jour, de notre Sinistre de la Culture :

C’est la première fois que 95, 98% du monde culturel et du cinéma est à mes côtés. C’est très fort et très réconfortant.

A lire ici ou à écouter ci-dessous (à environ à 1:10).

Avec un peu de chance, lors des prochains débats à l’Assemblée Nationale, et à l’occasion d’un de ses emmêlages de pinceaux habituels, notre Sinistre va peut-être bientôt nous annoncer publiquement que 178% des artistes soutiennent HADOPI. Qui sait ?

La statistique du 21eme siècle est vraiment merveilleuse !

Cependant, pour éclairer un peu l’esprit embrumé de notre Sinistre, la lecture de cet article est intéressante.
Il y fait notamment référence au blog  Pour le cinéma - La plateforme des artistes en lutte contre l’Hadopi

Je cite Juan Paulo Bronco :

La loi création et internet ne répond à aucun des défis du numérique, ne prévoie aucun dispositif visant à favoriser la création. La loi création et internet ne répond qu’à un objectif: assurer le maintien des positions monopolistiques des acteurs les plus puissants de l’industrie culturelle, sans créer aucun nouveau soutien aux plus menacés. S’y opposer, ce n’est pas cautionner le piratage, comme cela a été si facilement assené, mais refuser les raccourcis, l’absence de courage politique et le passéisme.

Puis encore :

Nous refusons de céder au chantage politique, de rester inertes alors que l’on tente par tous les moyens de faire passer un dispositif qui sacrifiera nos droits fondamentaux sans esquisser la moindre solution pérenne au problème du piratage et à la crise de certains secteurs de l’industrie culturelle.
[...]

Prétendre que cette loi défend [les petites maisons de disques, les maisons de production indépendantes] est un mensonge éhonté. Répétons-le : cette loi, qui ne semble exister que pour maintenir artificiellement en vie un système visiblement inadapté, ne concerne aucunement ceux pour qui la création est un pari, une prise de risque, un rendez-vous avec l’histoire/un enjeu artistique et non comptable.

Alors, madame la Sinistre… vous annoncez toujours le soutien de ”98% du monde culturel et du cinéma” ?
Oui ?

Ok, rajoutons-en alors avec l’appel lancé par des labels indépendants sur le site de Telerama.fr, appel nommé : 
HADOPI : La Création sacrifiée” !

Extrait :

Les labels indépendants sont partagés quant à cette loi. Pourquoi ? Parce qu’au fond, si elle rappelle le droit inaliénable des ayant droits à être rémunérés, elle en oublie la réalité vécue par des milliers d’artistes et de producteurs, en même temps qu’elle pose de vraies questions sur les libertés individuelles.

Alors madame la Sinistre, 98% ? …

Je m’interroge : mentez-vous sciemment ou est-ce plutôt l’habitude du mensonge acquise lors des débats de la loi HADOPI [le mensonge érigé en argumentation] qui vous a perturbé les neurones ?

Allez. J’attends que vous les annonciez ces 178% d’artistes favorables à HADOPI !

Vidéo de la conférence de presse du mardi 28 avril  2009 tenue à l’Assemblée Nationale réunissant citoyens créateurs et députés de tous bords opposés au projet :

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avr 11

Nouvel appel de Juan Paulo Branco Lopez

 

Ce samedi 11 avril 2009, nouvel appel de Juan Paulo Branco Lopez, à l’origne de l’appel “Lettre ouverte aux spectateurs citoyens“, à la mobilisation pour inventer un nouveau modèle économique.

C’est disponible sur le blog http://pourlecinema.over-blog.fr/article-30122543-6.html

L’appel :

Poursuivre l’effort

La mobilisation doit s’amplifier

Cinéastes et cinéphiles, parlementaires et membres de la société civile: nous ne pouvons laisser retomber l’élan d’euphorie qui a accompagné le rejet du projet de loi création et internet par l’Assemblée Nationale le jeudi 9 avril 2009.

Alors que dans les sociétés d’auteurs, de producteurs, de réalisateurs, dans les partis politiques et même dans la majorité s’ouvrent des débats sur la pertinence du dispositif Hadopi et de l’opportunité de voir au-delà, il faut redoubler d’intensité dans la mobilisation et profiter de la fenêtre qui s’est ouverte pour initier un débat d’idées et l’imposer à tous ceux qui jusqu’ici se sont bornés à opposer artistes et internautes, sans jamais se poser la question d’une refonte de leur modèle économique.

Aujourd’hui plus que jamais est venu le moment de faire des propositions, de montrer que nous ne nous situons pas dans une opposition stérile, mais qu’une vrai alternative au tout-répressif est possible. Nous allons, dans les prochains jours et en partenariat avec des associations qui nous ont proposé de s’unir à nous (UFC Que choisir, La quadrature du net, ISOC…) soumettre des alternatives à l’Hadopi et la DAVDSI. Nous allons montrer qu’un changement de modèle économique est possible, réaliste et surtout viable. Nous nous poserons une question restée taboue tout au long de l’examen du projet de loi: quel est la réelle influence du piratage sur la perte de revenus de l’industrie cinématographique, et comment la compenser. Nous finirons par nous demander si, internet réduisant les intermédiaires, il serait souhaitable d’envisager une vaste réforme des droits d’auteurs et des droits voisins. Ce sera notre dernier axe de réflexion, qui sera nourrie d’interventions d’experts de la société civile et d’articles des signataires de l’appel des 13.

A tous les artistes, producteurs et acteurs qui nous lisent, je vous demande de vous joindre à nous et de signer notre lettre ouverte, qui constitue un soutien décisif pour toutes celles et ceux qui, à l’intérieur de leurs organisations représentatrices, de leur groupe politique, de la société civile, se battent pour faire bouger les lignes et changer les mentalités. Notre nombre fera la différence.

Aux spectateurs, je vous invite à diffuser l’adresse de ce blog tout autour de vous et à nous soumettre vos impressions, vos idées de mobilisation.

La loi internet et création est morte, il nous revient de s’assurer qu’elle sera enterrée et que les gesticulations de certains ne suffiront pas à la ressusciter: nous n’avons plus que quelques semaines à tenir. Si nous espérons que la sagesse de l’exécutif ne le poussera pas à représenter le projet tel quel malgré sa première réaction « à chaud », il faut se préparer à porter le débat auprès des parlementaires une nouvelle fois. Une première fois.

Juan Paulo Branco Lopez
rédacteur de l’appel des 13 du 7 avril 2009

http://pourlecinema.overblog.fr
contact: brancojuan[at]gmail.com - 0671192147 

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avr 09

Démocratie en folie : 21 gus changent la face de l’HADOPI

 

Cette après-midi, contre toute attente, le projet de loi HADOPI, issu de la concertation de la CMP (Commission Mixe Paritaire)  a été rejeté à l’Assemblée Nationale, à 21 voix contre 15.
 
Albanel fait la tête
Albanel fait la tête … Anéfé !
 
Une seule réaction. Non, deux réactions :  DTC (comprenne qui pourra) … et LOL !
Le combat continue !
Une réaction de Maître Eolas sur le sujet ici.
 

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avr 07

Un miracle mes chers concitoyens !Aujourd’hui, un miracle s’est produit !

Alors que la loi Création et Internet et ses casserolles idiotes et liberticides sont en gestation depuis plus d’un an, aucun artiste “connu” ne semblait vouloir prendre clairement position contre cette loi. Les “chanteurs” ont acceptés de laisser la gestion de leur cerveau à leur major productrice de musique, tandis que les acteurs/réalisateurs piaillent sans cesse à la mort de l’ “exception culturelle française” (leur exception ?), prêts qu’ils sont à tout justifier pour préserver cette dite “exception culturelle” !

Pensez-donc ma bonne dame, dans la valse démagogique du politiquement correct pro-HADOPI à l’orchestration sarkozienne, aucun “connu” ne semblait vouloir prendre le moindre risque en allant à contre courant. D’ailleurs, la position du Parti Socialiste en dit également long sur les incertitudes décisionnelles rampantes…

Et bien, mesdames et messieurs, en ce jour de grâce de l’an 2009, l’incroyable s’est produit : des artistes “connus”, en groupe qui plus est, ont osé prendre position contre la loi HADOPI/Création et Internet.

J’avoue que je n’y croyais plus ! Aleluia mes soeurs et mes frères !

Le détail sur le site de Numerama ou d’Ecrans, je cite :

Artistes et producteurs engagés, nous nous sommes dévoués tout au long de notre carrière à la promotion d’un cinéma différent, un cinéma ouvert et exigeant.

Vous avez fait vivre nos œuvres, les portant, les reconnaissant ou les rejetant. Tout au long de notre carrière, nous avons poursuivi la même ambition? : diffuser notre travail et le partager avec vous. Tout au long de notre carrière, mille obstacles se sont présentés à nous, qu’ils aient été techniques, matériels ou économiques.

Aujourd’hui, nous avons la chance de vivre une révolution numérique qui nous permettra, dans un futur très proche, de lever nombre de ces obstacles et d’ouvrir notre cinéma à toutes et à tous.

Aujourd’hui, certains craignent cette révolution et craignent pour leur monopole. La loi Création et Internet répond à une angoisse légitime, que nous partageons? : celle de voir les œuvres dévalorisées et ­dégradées par leur diffusion piratée sur ­Internet.

Pourtant, cette loi, qui prétend se poser en défenseur de la création, ne fait qu’instaurer un mécanisme de sanctions à la constitutionnalité douteuse et au fonctionnement fumeux.

Fruit d’un lobbying massif, fondée sur la présomption de culpabilité, la loi Création et Internet crée l’Hadopi, une haute autorité contrôlée par l’exécutif et qui pourra, sans qu’aucune preuve fiable ne soit apportée et sans qu’aucun recours gracieux ne soit possible, couper durant une durée extensible à l’infini la connexion Internet d’un usager.

Pis, et contrairement à ce qui a été écrit ici et là, aucune disposition législative ne prévoit que cette procédure se substitue aux pour­suites pénales et civiles, faisant de la double peine une réalité envisageable.

Alors que le Parlement européen vient, pour la troisième fois en quelques mois et à la quasi-unanimité, de qualifier l’accès à Internet de droit fondamental, alors qu’aux Etats-Unis le modèle de riposte « graduée » se fissure et que le reste du monde met l’accent sur la poursuite de ceux qui font commerce du piratage, le gouvernement français s’obstine à voir dans les utilisateurs, dans les spectateurs, des enfants immatures à l’origine de tous les maux de l’industrie ­cinématographique.

Démagogique, techniquement inappli­cable, bêtement ignorante des nouveaux procédés de téléchargement et purement répressive, cette loi est aussi un rendez-vous manqué. Ne prévoyant aucune forme de rétribution nouvelle pour les ayants droit, la loi Création et Internet ne s’adresse ni au cinéma dans sa diversité, ni aux spectateurs. Ne constituant qu’une ultime et vaine tentative d’éradiquer le piratage par la sanction, sans se soucier de créer une offre de téléchargement légale, abordable et ouverte sur Internet, elle ne répond à aucun des défis aujourd’hui posés par les nouvelles technologies, alors même qu’une réaction créative et forte de l’industrie cinématographique et des autorités de tutelle dans leur ensemble s’imposait.

Nous ne nous reconnaissons pas dans cette démarche, et appelons à un changement des mentalités. Craindre Internet est une erreur que nous ne nous pouvons plus nous permettre de faire. Il est temps d’accepter et de nous adapter à ce « nouveau monde » où l’accès à la culture perd son caractère discriminatoire et cesser de vouloir en faire une société virtuelle de surveillance où tout un chacun se sentirait traqué.

Que ce soit par un système de licence globale ou par le développement d’une plateforme unifiée de téléchargement des œuvres à prix accessibles et sans DRM, il faut dès aujourd’hui des réponses posi­tives à ce nouveau défi, et se montrer à la hauteur des attentes des spectateurs. L’heure est à la réinvention et à l’émerveillement, et non pas à l’instauration d’un énième dispositif répressif.

Conscients de la nécessité qu’éprouvent les ayants droit, dont nous sommes, à trouver de nouveaux modes de rétribution et d’en finir avec le piratage.

Confrontés à un dispositif essentiellement conservateur, ­liberticide et démagogique qui ne s’attaque à aucun des enjeux réels de la révolution numérique et ignore ­volontairement les intérêts du cinéma d’auteur. Et en réaction aux nombreuses tribunes rédigées par des institutions et des lobbies s’exprimant au nom d’une profession qu’ils ne représentent que partiellement.

Nous, cinéastes, producteurs et acteurs, marquons avec cette adresse notre refus du dispositif Hadopi et de la loi création et Internet.

Nous appelons tous les amoureux du ­cinéma et des libertés, de la création et de la diversité à faire entendre leur voix auprès de leurs représentants afin d’abandonner tant qu’il est encore temps le dispositif Hadopi et de mettre en place un système plus juste, équilibré et prenant en compte les intérêts de tous.

Contact? : brancojuan(at)gmail.com


Paru dans Libération le 7 avril 2009

Bien entendu, que grâce soit rendue aux hérétiques de la culture albanesque, je me permets de citer leur nom, afin de faire savoir dans la basse-cour qu’une fraction de notre élite culturelle possède encore un cerveau, dont elle est capable de relater les pensées en osant prendre la parole !

Voici donc la liste de ces artistes anarcho-autonomes-albanophobes :

Merci à eux de démontrer qu’il est encore possible de sortir de la masse d’un troupeau perdu.

  • Agathe Berman (productrice)
  • Agnès de Cayeux (auteur)
  • Brigitte Rouan (réalisatrice)
  • Catherine Deneuve (actrice)
  • Chantal Akerman (réalisatrice)
  • Chiara Mastroianni (actrice)
  • Christophe Honoré (réalisateur)
  • Clotilde Hesme (actrice)
  • Eva Truffaut (artiste cinéaste, ayant-droit de François Truffaut)
  • Françoise Romand (réalisateur)
  • Gael Morel (réalisateur)
  • Gilles Sandoz (producteur
  • Giscle Rapp-Meichler (cinéaste)
  • Jean Sainati (ex délégué de l’ALPA général de 88 à 2002)
  • Jeanne Balibar (actrice)
  • JP Limosin (acteur)
  • Laurence Ferreira Barbosa (réalisateur)
  • Louis Garrel (acteur)
  • Luc Wouters (SRF)
  • Nathalie Chéron (directrice de casting)
  • Pascal Verroust (ADR productions)
  • Paulo Branco (producteur)
  • Pierre Cattan (producteur)
  • Santiago Amigorena (réalisateur)
  • Sylvain Monod (producteur, cinéaste)
  • Timothy Duquesne (auteur)
  • Victoria Abril (actrice)
  • Yann Gonzalez (comédien)
  • Zina Modiano (réalisatrice)

Je rajoute que, bien que n’étant pas spécialement fan de madame Catherine Deneuve, dont l’ampleur de la carrière n’a plus à être démontrée,  je ne peux qu’accueillir avec respect sa prise de position sur ce projet de loi scélérat ! C’est clair qu’une Catherine Deneuve exprimant son opposition à un projet de loi concernant la culture, ça claque et ça fait tâche … n’est-ce pas Christine A. ?
Merci également à Chiara Mastroianni de ne pas se contenter d’être l’héritière [financière] de son père. N’est pas Thomas D. ??

08 avril  2009 - Une petite mise à jour intéressante sur le site de PC Inpact :

Mise à jour hier 15h47 : selon nos informations, plusieurs signataires de cette lettre ont reçu des menaces à peine voilées par téléphone notamment d’autres grands noms du cinéma et de groupements influents. On nous rapporte des propos du type : “t’es complétement tarée ou quoi, tu veux couler le cinéma français etc.”, qui traduisent bien un profond malaise du milieu du cinéma face à ce texte…

Ambiance, ambiance…

09 avril  2009 - Mise à jour de la liste des participants. Voir le site de PC Inpact.

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